À lire le dernier numéro de la revue Ouste

À l’image du festival Expoésie, dont elle constitue le support-papier, la revue OUSTE prône la rencontre entre poésie et art actuel. Fraîcheur, iconoclasme : la création en direct, sans essoufflement ni afféterie.

Déjà disponible, le numéro 25 de la revue Ouste (une coédition Féroce marquise & Dernier Télégramme) : http://www.derniertelegramme.fr/spip.php?id_rubrique=13&page=rubrique

Sommaire :
6 Chiara Mulas, 7 Christophe Manon, 8-9 Patrick Dubost,
10 Démosthène Agrafiotis, 11-13 Laura Vazquez, 14 Lucien Suel,
15-16 Virginie Poitrasson, 17-19 Julien Blaine, 20-21 Patrice Luchet,
22 Fernando Aguiar, 23-24 Natyot, 25 Thierry Dessolas, 26 Marielle Genest,
27-30 Lola Sapin, 31 Andrew Maximilian Niss, 32-33 Hervé Brunaux,
34-36 Cendres Lavy, 37 Frédéric Charles, 38-42 Frank Smith, 43 Carla Bertola,
44-45 Aurélien Leif, 46 Olivier Orus, 47-48 Michel Gendarme,
49-50 Jean-Pierre Bobillot, 51 Thomas Déjeammes, 52-54 Nadine Agostini,
55 Patrick Chouissa, 56-62 Raphaël Saint-Remy et Benjamin Bondonneau,
63-66 Florence Jou, 67 Joël Bastard, 68-69 Pierre Tilman, 70-71 Dany Moreuil,
72-74 Pierre Soletti, 75-77 Maxime Hortense Pascal, 78 Dani J.,
79 Johan Grzelczyk, 80-83 Bernard Sintès, 84-86 Patrick Sirot, 87 Bruno Guiot,
88-89 François H. Charvet, 90 Noémie Lothe, 91-94 Florian Caschera,
95 Alberto Vitacchio, 96-97 Alain Robinet, 98 Rémy Pénard, 99-100
Noémie Lothe, 101 Vincent Courtois, 102-103 André Paillaugue,
104-106 Thomas Déjeammes, 107 Aurélien Leif, 108-110 Jean-Luc Lavrille,
111 Jacques Taris, 112-113 Lucien Suel, 114 David Taieb,
115-116 Romain Fustier, 117 Michel Della Vedova, 118-119 Serge Pey, 120 Giovanni Fontana


140 p., 12/18 cm, 10 € - isbn : 979-10-97146-02-3

Extrait inédit, Le pas-comme-si des choses à lire sur Remue.net

Me voici enfermée dans le vase en verre translucide posé sur la table du salon. C’est la quatrième fois cette semaine, je suis bien embarrassée. À force je ne sais plus où me mettre, où me poser pour me calmer, me rasséréner, alors je choisis ce qui me tombe sous les yeux. Et, c’est encore le vase. Bien sûr je peux toujours avoir une conversation, je suis un peu à l’étroit mais on voit au travers donc cela ne pose pas de problème à mon interlocuteur. Parfois il arrive qu’il me cherche vainement dans la pièce, sans pouvoir trouver la provenance de ma voix, je l’observe de la table, il tourne en rond, un peu désorienté, certains ont même l’air très angoissé et croient à un tour de passe-passe. C’est juste que, je ne peux pas me résoudre à trouver une forme définitive. Je suis en quelque sorte hors champ, et ce en permanence. Les objets brillent d’un éclat métallique, à mon contact, ils deviennent élastiques tels des tubes en plastique. Alors, après quelques exercices d’assouplissement, et quelques respirations profondes, je me soumets à une gymnastique des plus contraignantes. Les résultats sont le plus souvent étonnants. Je me glisse dans la canalisation de l’évier, je cale ma tête dans le chapeau de lampe ou je m’enroule dans les rideaux. Je finis par avoir exploré toutes les pièces de la maison, sauf la cave où je serais trop invisible. Même en étant hors champ, je dois rester proche de l’action, tel un électron qui gravite fatalement autour de son noyau de protons et de neutrons. Living restraint. Je cherche ma propre texture en épousant la forme des objets qui m’entourent.
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crédit :Atoosa Vahdani

Merci à Emmanuèle Jawad pour sa proposition de publication. Bonne lecture...

Alain Nicolas, libraire d'un soir (Librairie Charybde, 9 avril 2015)



À écouter : Le jeudi 9 avril 2015, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www.charybde.fr) recevait, en tant que libraire d'un soir, Alain Nicolas, l'une des plumes critiques les plus affûtées et les plus enclines aux découvertes , au sein de la presse française, qui a longtemps exercé ses talents pour le quotidien l'Humanité. Ce soir- là, il nous présentait sept livres présentant une importance particulière à ses yeux :


1. Arno Schmidt, "On a marché sur la Lande" (04:21)

2. Rodrigo Fresan, "Le fond du ciel" (25:36)

3. Gonçalo M. Tavares, "Un homme : Klaus Klump / La machine de Joseph Walser" (33:45)

4. Mario Bellatin, "Salon de beauté" (43:03)

5. Yoko Tawada, "Opium pour Ovide" (52:26)

6. Corinne Aguzou, "Les rêves de l'histoire" (1:05:22)

7. Virginie Poitrasson, "Il faut toujours garder en tête une formule magique" (1:15:20)